Louve

Manier des couleurs et des lignes,
n'est-ce pas une vraie diplomatie,
car la vraie difficulté c'est justement
d'accorder tout cela. (Raoul Dufy)

A propos de la peinture animalière:


La peinture animalière est un mode d’expression choisi. Longtemps considérée comme mineure par rapport aux autres genres picturaux, elle permet pourtant d’exprimer sa propre sensibilité et ses émotions au travers de celles, brutes, de l’animal. Son attitude, son regard, sont les reflets de son environnement et sont autant de vecteurs pour porter les élans du peintre. Le portrait prend alors une autre dimension : il devient à la fois celui du sujet et celui de l’artiste. Les deux caractères doivent transparaître dans la composition, les états d’âme aussi. La peinture animalière, j’y suis tombé dès l’enfance avec le bonheur que l’on devine. Après des années durant lesquelles d’autres thèmes m’ont passionné, je reviens à mes premières amours. Je retrouve avec le même bonheur les sensations de l’enfance ; ce ne sont plus les crayons et la gouache des cartables d’écolier, mais les pastels, les encres aquarelles, les tubes d’acrylique de la boîte de pêche qui m’entourent. La table à dessin a remplacé le petit bureau des devoirs, le chevalet trône au milieu du petit atelier où flottent les fragrances de la térébenthine…
Le choix des sujets, les compositions, reflètent une part de soi-même ; un autoportrait en quelque sorte qui révélerait des sensibilités profondes. Tout peintre vous dira la même chose, l’animalier plus encore. C’est pour cela que j’attache une grande importance aux regards, à l’effet tactile et presque sensuel des pelages, plumes et fourrures. Le plus beau compliment m’a été fait par une fillette de quatre à cinq ans qui, dans les bras de son papa, lui a demandé de s’approcher, pour toucher le pelage d’un loup. La photographie est à la base de toute composition ; elle est la documentation qui permet de connaître certains détails, certaines positions et leurs effets sur le pelage et la plume. Cette base documentaire est aussi nécessaire que l’était l’étoffe mouillée pour les plis des drapés. Quelques soit la technique, quelque soit la part de création, le peintre opère une traduction, une transmutation des éléments qu’il travaille. Parmi eux, la lumière… Elle doit émaner d’un tableau quelque soit l’éclairage ; elle doit dérouter le spectateur, d’où vient-elle, est-ce le jour, la nuit, où sommes nous. Plus facile à dire qu’à faire… Je termine ces quelques réflexions en vous remerciant et en espérant qu’elles vous accompagneront pendant la visite du site. N’hésitez pas à prendre contact vous me ferez le plus grand plaisir.